aminima  1. Si je prends un m à l’envers, ça fait un w, etc. À combien pourrais-je réduire le nombre de symboles pour constituer cet alphabet ? 2. Dessin vectoriel simplifié des caractères bâton avec cette contrainte. Choix : une casse unique. Réponse : 14 glyphes pour les lettres et les chiffres, 6 pour la ponctuation. On se rend d’ailleurs compte en cours de route que ça n’est qu’une réponse possible, car une multitude de choix apparaissent (symétrie, dédoublement du symbole, etc. ) 3. Ces lettres ont perdu de leur impact en partageant leur forme avec d’autres. Comment les transformer de façon systémique (contrainte décidée arbitrairement) pour qu’elles retrouvent ce qu’il manque au symbole (la rondeur du o, la jambe du R, etc.) ? 4. Mise en place d’un processus de morphing entre les symboles créés et les lettres dont lesquelles apparaissent les caractéristiques manquantes (choix de typographies variées en fonction du besoin). Choix d’un intermédiaire dans la transformation et retouche de la lettre. 5. Finalisation de la typographie. Gestion des blancs, etc.

Article écrit et mise en forme pour le magazine Multiprises n°32.  Septembre 2017. Paratactique. Amorce à une pensée graphique. Digression au creux des pratiques.